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Vie Pratique

Et si, comme le koala, on intégrait le virus du SIDA à notre ADN ?

Des chercheurs français de l’Inserm déclarent, dans une étude publiée aujourd’hui dans la revue Clinical Microbiology and Infection, que nous serions capables de guérir spontanément du virus du Sida, le VIH, en intégrant celui-ci à notre ADN.

C’est en tout cas ce qui s’est produit pour deux hommes de 23 et 57 ans, porteurs du VIH, qui sont parvenus à vaincre la maladie avant même d’en avoir les symptômes.

Chez ces deux patients, les chercheurs ont trouvé des anticorps (molécules de défense immunitaire) dirigés contre le VIH, alors que ce dernier n’était pas détectable dans le sang. Grâce à une analyse plus précise de séquençage génétique, l’équipe est parvenue à reconstituer le patrimoine génétique, ou génome du VIH présent dans leur organisme.

Un virus brisé et impuissant dans l’ADN des deux patients

D’après les scientifiques, les gènes du VIH étaient en fait « interrompus », comme brisés, ce qui empêche le virus de se multiplier et de nuire à l’organisme. En revanche, il reste présent dans l’ADN des deux patients, guéris de l’infection. Depuis plus de 30 ans, l’un des deux hommes était guéri du VIH, sans avoir réellement éliminé le virus, devenu inoffensif.

D’après l’équipe de recherche, cette désactivation du VIH serait due à une enzyme appelée Apobec, qui est programmée pour lutter contre les virus. Habituellement, cette enzyme est neutralisée par une protéine du VIH, mais dans le cas des deux hommes de l’étude, celle-ci aurait réussi à « survivre » et à vaincre le virus.

Mais il pourrait bien y avoir un moyen de stimuler cette enzyme, pour éviter qu’elle ne flanche lorsque le VIH se manifeste. Des chercheurs de l’Université de Nashville, aux Etats-Unis, ont montré en août dernier qu’en stimulant cette enzyme, on pouvait espérer guérir des patients atteints du sida.

Les chercheurs de l’Inserm ont donc bon espoir de trouver des pistes de guérison pour les patients atteints du sida, comme pour ceux qui viennent d’être infectés par le VIH mais n’ont pas encore déclaré la maladie. La stimulation de l’enzyme Apobec serait alors une bonne alternative à la trithérapie.

Un phénomène connu chez les koalas

Ce phénomène d’intégration de virus dans le génome existerait déjà chez les koalas, qui résistent de plus en plus à un virus similaire au VIH depuis une dizaine d’années.

Ce virus, qui les décimait depuis 1920, a été neutralisé et assimilé à leur ADN.

« On sait aujourd’hui qu’environ 8% du génome humain contient des rétrovirus désactivés, raconte au Point le professeur Didier Raoult, directeur de l’unité des maladies infectieuses et tropicales émergentes à la faculté de médecine de Marseille, et co-auteur de l’étude. Il y a plusieurs millions d’années, les premiers rétrovirus nous envahissaient, et la riposte trouvée par l’espèce humaine a été d’intégrer ces gènes en les détériorant. C’est en fait la plus ancienne façon de lutter contre l’ennemi microbe. »

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