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Vie Pratique

Grossesse : l’hypertension artérielle liée à la naissance d’enfants autistes

La pré-éclampsie est une pathologie de la grossesse caractérisée par de l’hypertension artérielle et la présence de protéines dans les urines. Lorsque la maladie est correctement traitée, elle n’entraine aucun danger pour la survie de la mère et de l’enfant à naître.

Cependant, une étude américaine publiée ce 8 décembre dans la revue scientifique JAMA Pediatrics souligne un lien entre pré-éclampsie et naissance d’enfant autiste. Les enfants dont la mère souffrait de cette pathologie durant la grossesse seraient deux fois plus touchés par un trouble du spectre autistique (TSA) que les autres.

Etalée sur 7 ans (2003-2011), l’étude a été menée sur 1 061 enfants âgés de deux à trois ans, dont 517 étaient diagnostiqués autistes, 194 étaient atteints de retard de développement sans autisme, et 350 enfants étaient « normaux », sans trouble particulier. En revanche, toutes les mères de ces enfants avaient souffert de pré-éclampsie lors de leur grossesse.

Un manque en nutriments et en oxygène

« Nous avons trouvé une association significative entre la pré-éclampsie et le TSA, qui augmente selon la sévérité de la pathologie de grossesse » a déclaré Cheryl Walker, co-auteur de l’étude. Nous avons également observé un lien significatif entre la pré-éclampsie sévère et le retard développemental de l’enfant. »

L’étude a également montré que les enfants autistes ou à retard mental avaient probablement été davantage exposé à des insuffisances placentaires que les enfants dits « normaux ».

Pour les chercheurs, les problèmes développementaux et l’autisme sont corrélés au fait que la mère souffre de pré-éclampsie, mais aussi lorsque le placenta ne s’est pas bien développé et/ou est endommagé. Ils expliquent que dans ces deux cas, le fœtus risque de manquer de nutriments essentiels et d’oxygène, ce qui entraine un stress oxydatif, créant des anomalies de développement chez l’enfant à naître.

Pour autant, le Dr Walker souligne que l’étude présentée ici ne démontre en rien un lien de causalité, mais relève d’une corrélation, d’une association entre deux facteurs. Il appelle tout de même l’ensemble du milieu médical à continuer les efforts visant à réduire la pré-éclampsie et à en réduire la sévérité, « pour améliorer les résultats néonataux qui en découlent ».

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